Phoenix - If I Ever Feel Better

Je me retrouve dans les paroles de cette chanson...


T
hey say an end can be a start
Feels like I've been buried yet I'm still alive
It's
like a bad day that never ends
I
feel the chaos around me
A
thing I don't try to deny
I
'd better learn to accept that
There are things in my life that I can't control
Th
ey say love ain't nothing but a sore
I don't even know what love is
To
o many tears have had to fall
Don
't you know I'm so tired of it all
I h
ave known terror dizzy spells
F
inding out the secrets words won't tell
Whatever it is it can't be named
Ther
e's a part of my world that' s fading away
You know I don't want to be clever
T
o be brilliant or superior
Tr
ue like ice, true like fire
N
ow I know that a breeze can blow me away
N
ow I know there's much more dignity
In
defeat than in the brightest victory
I'm
losing my balance on the tight rope
T
ell me please, tell me please, tell me please...
If I
ever feel better
Remind me to spend some good time with you
Y
ou can give me your number
W
hen it's all over I'll let you know
Hang on to the good days
I
can lean on my friends
T
hey help me going through hard times
But I'm feeding the enemy
I'
m in league with the foe
Blame me for what's happening
I can't try, I can't try, I can't try...
No one knows the hard times I went through
I
f happiness came I miss the call
The
stormy days ain't over
I've tried and lost know I think that I pay the cost
Now I've watched all my castles fall
T
hey were made of dust, after all
Someday all this mess will make me laugh
I
can't wait, I can't wait, I can't wait...
If I ever feel better
R
emind me to spend some good time with you
Y
ou can give me your number
W
hen it's all over I'll let you know
I
f I ever feel better
Re
mind me to spend some good time with you
You can give me your number
When it's all over I'll let you know
It's like somebody took my place
I
ain't even playing my own game
The
rules have changed well I didn't know
T
here are things in my life I can't control
I
feel the chaos around me
A thing I don't try to deny
I
'd better learn to accept that
There's a part of my life that will go away
D
ark is the night, cold is the ground
I
n the circular solitude of my heart
As one who strives a hill to climb
I am sure I'll come through I don't know how
They say an end can be a start
Fe
els like I've been buried yet I'm still alive
I
'm losing my balance on the tight rope
Tell me please, tell me please, tell me please...
If I ever feel better
Remind me to spend some good time with you
You can give me your number
Wh
en it's all over I'll let you know
If I ever feel better
Re
mind me to spend some good time with you
You can give me your number
W
hen it's all over I'll let you know
If I ever feel better
Re
mind me to spend some good time with you
You
can give me your number
W
hen it's all over I'll let you know

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 14:05

Ombre

Ombre
Une ombre glisse sur le pavé humide d'une sinistre ruelle,
Une créature indescriptible qui hante la nuit de la cité,
Errant sans but parmi les créations futiles des mortels,
On en viendrait à la considérer comme un être supplicié.

Une chose que le bonheur aurait oubliée de façon volontaire,
Délaissant cette personne qui n'est sans doute pas humaine,
Afin de l'isoler dans une sorte de monde infernal et imaginaire,
La faisant souffrir plus que de raison et ne lui donnant que de la peine.

Elle en viendrait presque à réclamer le trépas et le repos infini,
Appelant la Faucheuse de ses cris désespérés et stridents,
Déchirant l'air de ses mouvements saccadés, parfois elle fuit,
Ses tourments en laissant le sommeil l'emportait temporairement.

Il est étrange pour moi de constater qui elle est vraiment,
Car en me regardant dans l'eau clair ou dans la profondeur d'un miroir,
C'est elle que je vois, un être étrange et torturé doucement,
Par un monde qui n'a de cesse de le cloîtrer dans un univers noir.

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 11:56

Che l'argentin

Cuba, 1952 : le général Fulgencio Batista fomente un putsch, s'empare du pouvoir et annule les élections générales. Bravant ce dictateur corrompu, un jeune avocat, Fidel Castro, candidat à la députation sous la bannière du Parti du Peuple, passe à l'action. Dans l'espoir de provoquer un soulèvement populaire, il attaque avec 150 jeunes la caserne de Monaca le 26 juillet 1953. L'opération échoue ; Castro passe deux ans en prison. Amnistié en 1955, il s'exile à Mexico. Pendant ce temps, au Guatemala, un jeune Argentin idéaliste, Ernesto Guevara, se lance en politique. En 1954, lorsqu'un complot militaire soutenu par la CIA renverse le gouvernement, démocratiquement élu, de Jacobo Arbenz, Guevara se réfugie au Mexique. Après une première prise de contact au Guatemala, il rejoint un groupuscule révolutionnaire cubain. le 13 juillet 1955, dans un modeste appartement de Mexico, Raul Castro présente Guevara à son frère aîné, Fidel. Une rencontre discrète, qui marque une date clé dans l'histoire de Cuba. Guevara se voit immédiatement confier une opération de guérilla en vue de renverser Batista. Les Cubains affublent le jeune rebelle d'un sobriquet courant en Argentine : "Che". 26 novembre 1956 : Fidel Castro embarque pour Cuba avec 80 rebelles. L'offensive se solde par un massacre : seuls douze hommes en réchappent, dont le Che (médecin du groupe) et Castro. Réfugiés dans la Sierra Maestra, les "barbudos" déclarent la "guerre totale" au régime de Batista. Guevara prouve ses qualités de combattant et se rend indispensable à ses compagnons. La résistante s'intensifie, gange toute l'île. 1er janvier 1959 : les rebelles célèbrent leur victoire à Santa Clara, le dictateur s'enfuit. Fin de la 1ère partie...
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# Posté le mercredi 14 janvier 2009 15:13

Chapitre 1 : La mort, une véritable libération ?

Chapitre  1 : La mort, une véritable libération ?
J'ai toujours pensé que mourir serait une libération mais dans le fond, on ne peut pas dire que ma mort ait été une véritable expérience de liberté, je venais à peine de rendre l'âme après avoir avalé une bonne pilule de cyanure que j'étais déjà embarqué dans une histoire étrange. Pas de tunnel blanc ni d'élévation de l'esprit vers le paradis mais simplement un couloir semblable à celui de n'importe quel immeuble comprenant les bureaux d'une grande société, j'étais devant une porte sur laquelle était fixée une plaque en or. Et sur ce morceau de métal doré se trouvait les mots : « Méphistophélès : Conseiller d'Orientation Infernale ». Je lisais plusieurs fois l'inscription pour être sûr d'avoir bien compris, je venais de quitter un monde où je ne prouvais pas de sens à ma vie pour me retrouver dans un endroit où on devait m'orienter, je pris un certain temps avant de frapper à la porte, hésitant à l'idée de provoquer quelque chose d'irrémédiable.

- Entrez !

Une voix comme une autre, celle d'un homme d'affaires occupé qui répond avec politesse et tact alors qu'il s'affaire à boucler ses dossiers. A vrai dire, lorsque je poussais la porte, je m'attendais à tout autre chose qu'au spectacle qui me fut offert, je m'attendais à trouver un être à la peau rouge feu et portant une paire de cornes mais je trouvais en fait un homme habillé d'un smoking, d'une beauté certaine, mais assez banal. Il tenait un téléphone cellulaire dans sa main gauche tandis qu'il griffonnait des notes sur un calepin.

- Hum, d'accord, je vous rappelle demain...

Il raccrocha puis posa ses yeux sur ma personne, ils avaient la couleur de l'ambre et me fixaient avec une telle intensité que si j'avais été nu devant lui, je ne me serais pas senti encore plus mal à l'aise. Il émanait de lui une force qui était différente de tout ce que j'avais connu jusque là, on aurait dit qu'une aura que je ressentais comme l'expression d'une autorité et d'une bienveillance paternelle émanait de lui.

- Ah, vous êtes enfin arrivé, je pensais que vous n'oseriez jamais passer à l'action... Je vous surveille depuis longtemps et j'ai décidé depuis un certain temps que vous auriez droit à une seconde chance mais à condition que vous acceptiez une certaine mission...

Je restais là, ahuri, regardant cet être qui parlait tout en faisant virevolter son stylo entre ses doigts, c'est là qu'un détail qui ne m'avait pas marqué jusque là m'apparut, dans le dos de Méphistophélès se trouvaient deux ailes noires gigantesques et semblables à celles d'un corbeau.

- Euh, quelle mission ? Et qui êtes-vous d'abord ? Et comment savez-vous que j'ai hésité avant de vouloir mourir ?

Il se mit à rire, renforçant en moi l'impression de me retrouver dans une galère encore plus horrible que celle que j'avais vécue de mon vivant, enfin si c'était possible. J'avais aspiré à me débarrasser de ma vie pitoyable d'adolescent de dix-sept ans et je me retrouvais devant celui que certains considéraient comme le Diable.

- Je fais attention à ceux qui le méritent, vous êtes très prometteur, vous avez en vous la pure essence d'un antéchrist...
- Quoi !?
- Oui, un antéchrist, un humain ayant le même potentiel qu'un véritable démon, à vrai dire, il y a d'autres conditions pour devenir un antéchrist, il faut s'être donné la mort de sa propre main et avoir une âme semblable à celle d'un démon... Vous remplissez ces conditions...
- Mais je n'ai pas l'âme d'un démon !
- Et les ailes noires que vous avez dans le dos, c'est une simple décoration ?!

Il s'était exprimé sur un ton sarcastique et typiquement méphistophélique, me rappelant clairement qui il était vraiment. Je regardais par-dessus mon épaule pour vérifier ses dires et mes yeux découvrirent une paire d'ailes d'une bien sombre couleur qui dépassaient de mon dos.

- Par Lucifer, Bélial et Asmodée...
- Hum... Je vois que vous n'avez pas perdu le sens commun, vous jurez toujours par les noms de certains de mes collègues...
- Collègues ?
- Oui, contrairement à ce que pensent les humains, l'Enfer est un endroit où nous travaillons, nous les démons, nous cherchons à protéger les humains de l'agissement de celui que vous appelez Dieu.
- Dieu est un être malfaisant ?
- Non, pas tout à fait, il ne respecte pas le principe de neutralité, nous avions juré de ne pas intervenir sur Terre et lui envoie ses anges pour influencer certaines personnes afin de faire tourner les événements en faveur de ses fidèles... Il cherche à prendre le contrôle du monde matériel car le Paradis ne lui suffit plus... C'est là que réside le désaccord entre Lucifer et Dieu, Lucifer a créé les Enfers, et les archanges, anges et autres esprits qui peuplent ces lieux l'ont suivi pour y vivre selon sa loi qui est celle du droit de se gouverner soi-même... Il était en désaccord avec Yahvé concernant le statut du monde terrestre, il voulait que la Terre soit un endroit où le libre-arbitre existe et que les hommes agissent dans le but de vivre sans devoir se plier aux règles du divin Seigneur mais celui-ci n'était pas du même avis...
- Vous voulez dire que Dieu voudrait imposer sa volonté aux hommes ?
- Oui, exactement...
- Mais qu'est-ce qui l'empêche d'agir directement ?
- La peur que nous ne répliquions en envoyant nos troupes sur Terre, il sait que nous nous battrions à forces égales et il n'est pas sûr de pouvoir gagner...
- Donc il infiltre ses subordonnés dans des postes clés de mon ancien monde ?
- Oui et c'est pour ça que nous avons besoin d'antéchrists comme vous, nous allons vous renvoyer sur Terre en vous redonnant vie sauf que vous aurez en plus les pouvoirs qui sommeillaient en vous et que votre mort a réveillés...
- Je serais une sorte de démon humain ?
- Je pense que vous avez plus ou moins saisi le concept, vous ne serez plus sensibles aux maladies humaines et ne pourrez mourir de causes naturelles, le seul moyen de vous tuer serait de vous enfoncer une lame dans le c½ur...

Je touchais alors par pur réflexe l'emplacement de mon c½ur puis pensais que je ne souhaitais pas voir quoi que ce soit le transpercer, je n'aimais pas qu'on fasse de mal à mon corps. C'est à ce moment que je me rappelais soudainement que je n'étais qu'une âme sans corps et qu'il était ridicule de s'inquiéter pour mon moi matériel laissé inconscient et dépourvu d'esprit sur les contrées dites terrestres. Je passais ma langue sur mes lèvres nerveusement tout en fixant mon interlocuteur démoniaque. Je soufflais un bon coup avant de parler.

- Dans le fond, je n'ai pas le choix, hein ?
- Si, vous avez le choix, vous pouvez nous aider sur Terre ou décider de rester ici et dans ce cas, nous vous trouverons un emploi dans une des nombreuses organisations qui sont présentes en Enfer. Vous êtes libres de vivre ici ou là-bas...
- Je vois...

Ma décision était déjà prise...

# Posté le samedi 03 janvier 2009 12:53

Chapitre 2 : Un nouveau départ...

Chapitre 2 : Un nouveau départ...
Je n'avais jamais vraiment aimé ma vie sur terre, en même temps, je pense que vous l'aviez déjà compris étant donné la raison de tout cette histoire, le suicide n'avait été que la dernière étape d'une longue descente aux Enfers. Dans le fond, maintenant que j'avais le recul pour y penser, ma vie n'était pas si horrible que ça, j'étais loin d'être mauvais au lycée et je passais pour être un des meilleurs élèves de ma classe sauf en sport mais bon, personne n'est parfait. Le nuage noir dans toute cette histoire, c'était que je me sentais isolé malgré la présence de mes amis, de plus mes déceptions amoureuses n'arrangeaient pas le tableau si l'on peut dire ça comme ça, la dernière étant en bonne partie responsable dans ma décision irréfléchie d'attenter à mes jours. Ainsi la réponse que je donnais à ce cher Méphistophélès avait de quoi m'étonner moi-même, et dans le fond, je devais la regretter par la suite.

- J'accepte de vous servir sur terre mais à une condition...
- Oui ? Je vous écoute...
- Je veux...

J'hésitais à continuer ma phrase, certain que j'en demandais peut-être trop mais si ils étaient capables de me ramener à la vie, ils étaient sans doute en mesure de faire ça pour moi. Parce que dans le fond, je me doutais bien que ma nouvelle mission pourrait apporter des problèmes à mes proches.

- Vous voulez ?
- Je veux que vous trouviez un moyen de me faire vivre seul, je ne veux pas mêler mes parents et mes frères et s½urs à tout ça... Je ne veux pas qu'ils soient en danger à cause de moi... Effacez mon existence précédente, donnez-moi une nouvelle vie, un nouveau départ...
- Cela est à notre portée, nous allons faire en sorte de vous placer sous la tutelle d'un antéchrist plus âgé, vous serez dorénavant son fils adoptif, votre identité passée n'existera plus et tout les souvenirs de celle-ci seront effacés de la mémoire de vos proches. Je vous préviens, personne ne se souviendra de vous, vous serez un inconnu pour toutes les personnes que vous connaissiez avant. Ce sera dur, très dur, d'ailleurs, vous allez devoir changer de nom.
- J'ai compris le prix à payer et je suis prêt à l'assumer... Je ne serais plus T...

La porte s'ouvrit alors, m'interrompant au milieu de ma phrase, un jeune homme, ayant les mêmes ailes que moi et le démon, entra sans s'excuser et déposa un dossier sur la table avant de repartir comme il était venu. Je restais un moment étonné puis je regardais mon interlocuteur et futur supérieur d'un ½il interrogateur.

- C'est normal ici, nous ne nous laissons pas nous embarrasser par des choses aussi futiles que les bonnes manières, chacun fait son travail sans se soucier du reste... Nous avons compris que le temps était trop précieux pour le perdre en civilités vaines.

Il ouvrit la chemise et commença à feuilleter le contenu de celle-ci avant de sortir une page en particulier avec un sourire plein de malice affiché de façon ostentatoire sur son visage.

- J'ai ici votre nouvelle identité...
- Euh... Oui ? Et quelle est-elle ?
- Tadeusz Kołakowski, fils adoptif d'un avocat d'affaires polonais et ayant commencé ses études secondaire au lycée français René-Goscinny à Varsovie... Votre père a été engagé par une entreprise française et a déménagé à Paris, considérant le climat de la capitale comme inapproprié à votre personne, il vous a acheté un appartement à Caen et vous a inscrit dans le lycée public Jean Rostand dans le but de vous habituer au contact avec le milieu populaire.
- Vous ne voulez pas totalement me dépayser, on dirait ?
- Non, je ne vois pas l'utilité de vous laisser errer dans un milieu inconnu... Vous serez mieux dans votre ancien lycée même si vous risquez d'éprouver une certaine douleur à croiser les gens qui comptaient pour vous...

Je me tus, restant un moment plongé dans une profonde réflexion, j'allais tout devoir reprendre à zéro, une seconde chance qui allait se révéler difficile. Je soupirais avant de laisser échapper quelques mots...

- Je suis prêt à souffrir s'il le faut... Quand est-ce que je commence ?
- Tout de suite...

Un sourire éclaira son visage plein de malice et l'obscurité se fit sur mon esprit, l'enveloppant dans un voile de ténèbres que je crus éternelles....

Le bruit du réveil, ce n'était donc qu'un rêve, il ne se serait donc rien passé ? Non ! C'était impossible... J'ouvrais les yeux et arrêtais la sonnerie stridente de l'engin puis soupirais avant de me lever, mais quand mon regard se posa sur ma chambre, je dus reconnaître qu'il y avait quelque chose d'anormal, les murs étaient d'un rouge sang et couverts des posters de mes groupes préférés, le lit était étrangement près du sol, il y avait deux fenêtres et deux portes, et la disposition des meubles était loin d'être celle de mon ancienne chambre. J'aurais pu très bien être dans la chambre d'un inconnu que ça m'aurait fait le même effet. J'ouvrais une des deux portes et tombais sur une salle de bain équipée d'un lavabo, des toilettes, d'une baignoire ainsi que d'une cabine de douche moderne et un miroir. Je refermais la porte pour regarder par une des fenêtres, adieu le sous-sol où se trouvait ma chambre et bonjour le cinquième étage d'un immeuble du centre-ville de Caen. Je poussais un juron puis me dirigeait vers la deuxième porte, elle s'ouvrait sur un salon où se trouvait un coin cuisine et qui semblait être la seule autre pièce de la maison. Sur un bureau, trônaient un ordinateur portable et le dernier Mac, autant dire que j'avais gagné au change.

Je regardais ma montre et finis par me dire qu'il valait mieux que je me dépêche, il était 7h20, je reprenais les cours dans cinquante-cinq minutes. J'avalais tant bien que mal un bol de céréales que je laissais à moitié plein dans l'évier avant de filer me préparer. Une surprise m'attendait dans l'armoire, on aurait pu en vain essayer de trouver de la couleur, la plupart de mes affaires étaient noires et le reste blanches, on trouvait néanmoins quelques vêtements rouges. Je saisis un pantalon de cuir sombre et un t-shirt de Nightwish avant d'attraper des sous-vêtements et me diriger vers la salle de bains. Au moment de me regarder dans le miroir avant de me raser, je pris conscience du fait qu'un pentacle ornait mon oreille gauche sous la forme d'une boucle d'oreille en argent, mon visage n'avait presque pas changé, si ce n'est mes yeux qui étaient d'un bleu plus terne et mes cheveux qui s'étaient assombris. Après avoir débarrassé mon menton de la pilosité dérangeante, j'ôtais le caleçon et le t-shirt avec lesquels j'avais dormi, les abandonnant dans un coin de la salle de bain, nouvel étonnement quand je m'aperçus qu'un corbeau prenant son envol était tatoué au niveau de mon c½ur sur mon torse. J'accélérais ensuite le rythme, prenant conscience que je risquais d'être en retard, je passais tout juste le temps nécessaire sous la douche et me brossais rapidement les dents avant de sortir de l'appartement, saisissant mon sac de cours au passage.

Je ne croisais personne dans la cage d'escalier, à croire que tout le monde dormait encore dans l'immeuble. A l'arrêt de tram, il y avait foule et j'entrais tant bien que mal dans un tram B rempli au-delà du supportable, au moins, la chaleur humaine compensait la froideur vivifiante de ce début d'hiver. Après ce trajet, il y avait ma première épreuve, retrouver mon lycée mais en tant que nouvel élève totalement inconnu ...

# Posté le samedi 03 janvier 2009 14:54